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À distance

Le Jour du Seigneur

Le Jour du Seigneur déborde la messe et occupe un bloc de quatre-vingt-dix minutes. Ce qu'il contient, et comment le suivre en dehors de la télévision.

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Étape 1 sur 2 — de quoi s’agit-il

Étape 2 sur 2 — le détail

Par Clémence Ravoisier · 2026-09-03

Beaucoup de gens tapent « le Jour du Seigneur » en croyant chercher la messe, alors que les deux ne se recouvrent pas exactement.

Ce que contient le créneau

Le bloc occupe le dimanche de 10 h 30 à 12 h sur France 2. La messe en direct en est le cœur, mais elle est précédée et suivie d'autres programmes : un magazine de reportages, un entretien, parfois un documentaire.

L'ordre varie selon les semaines et selon la durée de la célébration. Une messe de fête, avec une assemblée nombreuse et un ordinaire chanté, mord sur le magazine qui suit, et quiconque a tenu un orgue un jour de fête sait que ces minutes-là ne se rattrapent jamais.

Le producteur

L'émission est produite par le CFRT, une association née dans l'après-guerre et animée par des dominicains. La première retransmission remonte à la messe de Noël 1948, depuis Notre-Dame de Paris, et l'émission prend son nom actuel en 1954, ce qui en fait la plus ancienne émission encore diffusée à la télévision française.

Les autres façons de la suivre

En plus de la diffusion hertzienne, il existe trois autres chemins. Le premier est la télévision de rattrapage, sur la plateforme du service public, où l'émission reste disponible pendant la durée habituelle des programmes. Le deuxième est le site du producteur, qui met en ligne ses messes et conserve un fonds d'archives conséquent.

Le troisième est la chaîne vidéo du producteur, où les célébrations restent accessibles longtemps après leur diffusion, au point qu'elle sert de fait de bibliothèque de messes.

À qui cela s'adresse

Le public se compose en grande partie de personnes qui ne peuvent pas se déplacer, dans les hôpitaux, dans les établissements pour personnes âgées, ou simplement chez elles parce qu'elles sont malades ou isolées. C'est la raison d'être de l'émission depuis 1948, et cela se voit dans son écriture, qui prend le temps de nommer les lieux et de montrer l'assemblée.

Un second public s'y est ajouté, moins captif : ceux qui regardent sans pratiquer, par habitude familiale ou par intérêt pour les lieux filmés. Le producteur ne le mesure pas séparément, et personne d'autre ne le mesure.

Ce que suivre à distance vaut, au regard de l'Église

Ce qui suit n'est pas une prescription, seulement l'état de la règle. La participation à une messe télévisée ne satisfait pas à l'obligation dominicale, et la communion suppose la présence physique. Les épiscopats l'ont rappelé après la période où les célébrations publiques ont été suspendues, précisément parce que l'usage s'était répandu.

Ce que la diffusion permet n'en reste pas moins considérable, et l'Église l'a reconnu très tôt : c'est en 1948 qu'elle a laissé une caméra entrer dans une cathédrale un soir de Noël, ce qui n'allait pas de soi.